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L'Isle-sur-la-Sorgue

Rénovation d'une salle de bain

L'Isle-sur-la-Sorgue

Tout commence par une diagonale tracée dans un rectangle. Cette oblique n'est pas un effet de style : c'est une réponse au plan existant. En désaxant la composition, elle réoriente le parcours de l'entrée vers la baignoire et transforme une contrainte géométrique en parti pris. La diagonale devient la règle qui gouverne tout le projet.


Au centre, une baignoire à la forme atypique commande l'espace. Le plan se construit depuis son forme, trapézoïdale : cloisons, seuils, meuble vasque et volume de douche s'articulent autour d'elle en une géométrie organique. La ligne droite structure, la courbe assouplit, et la salle de bain échappe à la banalité du rectangle cloisonné.


Le vrai travail d'architecte d'intérieur se lit dans le traitement des espaces perdus. Chaque angle mort, chaque retour de cloison, chaque sous-face est requalifié en niche. Là où un plan classique aurait laissé un vide inexploitable, le projet creuse des réservations dans l'épaisseur des murs : niche de douche à hauteur d'usage, tablettes intégrées près de la vasque, rangements bas sous la pente. Rien n'est rapporté, tout est prélevé dans le volume. Ce jeu de pleins et de creux affine la lecture de l'espace, supprime le mobilier posé et donne l'impression d'une pièce entièrement dessinée, jusqu'au moindre recoin.


Les circulations sont pensées dans le même esprit d'économie. La diagonale libère un dégagement plus généreux à l'entrée, tandis que les zones humides sont regroupées pour rationaliser les réseaux. La forme sert l'usage autant que le regard.


Le choix des matières est premium et sensoriel. Travertin rose en sol et en plans, dont les veines et les cavités accrochent la lumière. Zellige sur mesure en habillage, aux reflets irréguliers. Béton ciré sur les parois pour une continuité sans joint. Cannage et chêne clair sur les meubles, qui réchauffent la minéralité. Chaque surface a sa texture, toutes s'accordent dans une même gamme de rosés et de sable.

Les équipements sanitaires haut de gamme, en laiton rose brossé, prolongent cette palette comme des bijoux posés sur la pierre. La lumière, travaillée en applique et en éclairage rasant, révèle le grain du travertin, la trame du zellige et souligne le creux de chaque niche.


Le résultat : une salle de bain conçue comme une pièce d'architecture à part entière, où une simple diagonale engendre une géométrie sensible, où chaque espace perdu devient rangement, et où des matériaux nobles portent une finition d'exception.

Quelques chiffres

20m²

20m²

45 000€ TTC

45 000€ TTC

2 mois

2 mois

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